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N° 245 - Avril / Mai 2017
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La DMP, nouveau moteur du marketing digital

DMP ou Data Management Platform permet de collecter les données, les centraliser et les traiter en un même lieu afin de créer des segments en vue d’optimiser la stratégie marketing. Base de données nouvelle génération, elle intègre des innovations technologiques accessibles. Bref, c’est une base de données digitale surfant sur le temps réel et les stratégies one to one. Toutes les entreprises s’y dirigent pour la promesse d’y créer une relation intime et durable entre les consommateurs, prospects et la marque. Mais il faut savoir ne pas abuser et s’en servir avec professionnalisme et parcimonie. Pour répondre à ce besoin grandissant, nombreuses sont les entreprises à se positionner sur ce nouveau créneau et à proposer des prestations clés en main. Rencontre avec Conexance, Emailstrategie, Banana Content et Data Company qui reviennent sur les principaux enjeux de la DMP.

 La donnée, au cœur des stratégies

 
Depuis de nombreuses années, le marketing fonde son expertise et sa pertinence sur la donnée. A regarder en arrière, la donnée issue de la vente à distance a évolué en même temps que les technologies, les usages des consommateurs et la notion du temps qui se raccourcit un peu plus chaque année. 
 
Avec l’avènement du digital et plus que jamais, le prospect et le client sont partout. Ils sont multicanal dans leur parcours et savent de plus en plus maîtriser les données, leurs données. Alors plus question de prendre ce dossier à la légère, au risque de supporter une sanction lourde. 
Non, aujourd’hui, dans un contexte où le big data a apporté une nouvelle dimension quantitative et où le slow data privilégie la qualité, il est indispensable d’avoir en tête l’essentiel : la qualité de la donnée et sa pertinence. Il ne faut pas utiliser plus ou moins de données, mais il faut les utiliser mieux… 
 
Parce que chaque client est unique dans ses besoins, ses souhaits, ses habitudes et surtout sur la relation intime qu’il développe avec la marque, le traitement des données doit être spécifique. Autrement dit, l’outil choisit par les entreprises doit permettre une segmentation fine, allant jusqu’au sacro-saint one to one et à la personnalisation la plus efficace. Les données récoltées doivent permettre de connaître les habitudes du client ou du prospect pour trouver le meilleur moment dans son parcours et communiquer avec lui des informations (commerciales ou non) qui répondent à ses attentes. 
Cela a donc pour conséquence, certes la recherche de nombreuses données, mais surtout et avant tout le tri de ces données et la vérification de leur qualité. Commençons par la base, aucun email, courrier ou sms, etc. ne sera efficace, si vous débuter par monsieur, alors qu’il s’agit d’une femme. Cela paraît évident et pourtant, toutes les entreprises ne se plient pas à cette règle de base. Il est donc préférable d’être un peu moins ambitieux sur ce sujet et de privilégier la qualité. 
 
La qualité, c’est aussi ne pas utiliser un canal unique et exclusif. C’est pratiquement impossible, voire dangereux économiquement. On le sait, le meilleur moyen de vendre et de créer une relation intelligente entre la marque et le consommateur est de savoir quand et comment lui proposer la bonne offre, au bon moment, au bon client, par le canal qui lui convient le mieux. La technologie pousse sans cesse les commerces à être plus proactifs (il faut aller chez le client pour lui proposer des produits susceptibles de lui plaire) et toujours réactifs (quand le client vient visiter le site ou reçoit un catalogue).   
 
Entre théorie et pratique, le chemin est encore long. C’est ce que montre une récente étude publiée par le Monde Informatique réalisée par Purestorage, le 12 février, « 72% des entreprises admettent collecter des données qu’elles n’utiliseront jamais ». L’étude montre ainsi, que les entreprises s’intéressent au sujet, mais n’utilisent pas la bonne méthode pour développer une stratégie de la data efficace et efficiente allant manquer des opportunités qui leurs coûtent jusque 30 millions d’euros par an. 
Naturellement, l’étude pose la question de l’écart entre la volonté stratégique et la mise en œuvre opérationnelle. La réponse s’explique. En effet, 48% des entreprises manquent de temps pour traiter les données, 46% ne disposent pas des compétences nécessaires, 30% n’ont pas les outils adéquats et 19% considèrent le traitement des données trop cher. Par ailleurs, « 78 % des entreprises déclarent qu’elles pourraient améliorer leurs performances de 21 % si elles pouvaient accéder rapidement aux informations commerciales ».
Alors que retenir ? Que les entreprises adhérent aux principes et avantages du traitement des data, mais qu’elles manquent de manière évidente de méthode. 
 
La DMP répond au besoin de connaissance client.
 
La DMP (Data Management Plateform) s’inspire directement de la base de données. Elle a pour vocation de rechercher, centraliser et traiter les données issues des différents canaux. Par des systèmes techniques, elle permet de les optimiser pour développer des stratégies marketing efficaces. L’idée est donc bien d’avoir  dans un même lieu, l’ensemble des données utilisées et utiles à l’entreprise afin d’optimiser la connaissance client et donc, par extension, de développer le chiffre d’affaires de l’entreprise. 
Seulement, il n’est pas si simple pour une entreprise de s’y retrouver. Après l’omni-canal, le cross-canal, le Big Data, le Smart Data, voici donc la DMP. Nous avons interrogé cinq experts qui tous s’accordent sur l’importance du traitement des flux conséquents de données. Un traitement qui doit néanmoins rester adapté aux entreprises. 
 
TOUR DE TABLE

Pouvez-vous nous présenter la DMP et nous en définir les principaux enjeux marketing ? 
"La DMP ( Data Management Platform) est un mot " valise" qui englobe beaucoup de types de plateformes différentes, analyse Didier Farge, Président de Conexance. L’approche générale définit la DMP par une plateforme de gestion de data avec des modalités de rapprochement entre des données CRM et des données digitales permettant l’activation multicanale ainsi que la connexion avec l'univers programmatique. En revanche il faut comprendre que toutes les DMP sont différentes.
Dans le cadre des activités de Conexance, qui offre aux marques différentes typologies de data pour prospecter, fidéliser ou qualifier des profils auprès d’agences media, la DMP issue de données 1st party 2nd party se veut principalement orientée 3rd party et ultra connectée aux plateformes programmatiques."
Frédéric Buron, CEO d’EmailStrategie précise : « Avec des volumes de données toujours en augmentation, les Data Management Platforms (DMP) sont au cœur des stratégies Marketing qui se veulent être centrées sur leurs clients. 
Recueillir des données, les croiser, les analyser et, in fine, réagir. Alimentée par une multitude de sources, la DMP agrège et centralise les datas propres à un même individu afin de fournir une vision synthétique de ses interactions et de prédire son comportement. Sites internet, cookies de tracking, derniers achats, échanges sur les réseaux sociaux, comportements face à vos e-mails, scoring, données sociodémographiques, applications mobiles, etc… sont autant d’éléments qui permettent d’enrichir la DMP et d’obtenir une vision 360° de vos clients et prospects. »
Marion Villand, CEO de Banana Content complète :  « Face à l’explosion du volume et de la variété des sources de données, les infrastructures traditionnelles de gestion de données des entreprises sont mises à l’épreuve. Les Data Management Platforms, généralement en mode SaaS, collectent, trient et stockent des données pour en ressortir des informations utiles à la prise de décision avec pour objectif de mieux connaître les clients, mieux cibler les prospects et leur adresser des actions marketing pertinentes en temps réel.
En effet, les marketeurs devront de plus en plus raisonner comme des éditeurs de contenus et adopter des outils et des processus pour produire et diffuser du contenu intelligent au bon public, au bon moment au bon endroit ». 
 
Si les DMP sont donc un outil centralisateur de données disposant, selon Didier Farge, de plusieurs caractéristiques : « Certaines sont spécialisées pour l’email et la gestion CRM, certaines destinées à la revente de data dans l’écosystème programmatique, d’autres sont généralistes, certaines sont 1st party et enfin d’autres sont 2nd ou 3rd party.
En combinant ces éléments, on obtient une image très « large » de ce qu’inclut le terme DMP mais aussi très vraie, c’est-à-dire complexe dans son polymorphisme. »
 
Quant à leur finalité, elle est de répondre le plus justement aux clients. Frédéric Buron explique que « la finalité d’une DMP est d’améliorer considérablement votre connaissance client et de maîtriser la pertinence de vos communications, tant dans les supports que dans les messages. Vous pouvez ainsi automatiser les interactions et personnaliser les messages que vous allez lui adresser en vous adaptant en temps réel aux attentes du consommateur. Grâce aux Data Management Platforms, il devient possible pour les sociétés d’adapter leurs offres et de proposer une expérience personnalisée afin d’améliorer la conversion ». Et Marion Villand de compléter : « Au travers de 4 grandes tendances : la distribution automatique de contenus à travers l'ensemble des canaux, la collaboration entre différents départements de l'entreprise, les ROI des campagnes et un marketing intelligent axé sur les données, les entreprises réussiront le pari de l'engagement client et d'un marketing de contenu efficace. Et la DMP leur permettra de créer des segments d'audience plus précis tout en maitrisant leur écosystème digital. Le tout en contournant les obstacles organisationnels ».
 
Pensez-vous que la DMP est adaptée à toutes les entreprises ? 
Pour Marion Villand, la prise en main de la DMP dépend des objectifs de l’entreprise et souvent de leurs moyens. « La DMP a d’abord été utilisée par les géants du Web et du e-commerce. Désormais elle s’adresse aux entreprises de taille moins importante. La DMP est plus largement utilisée en B2C mais elle conquière de plus en plus le secteur du B2B. Il faut aussi prendre en compte le degré de maturité des entreprises au sujet du Big Data. 
Il y a DMP et DMP. 
Entre un acteur du CAC40 du B2C qui met en place une stratégie DMP, en interne ou outsourcée, avec un ou plusieurs chefs de projets dédiés, avec des objectifs marketing bien précis, un budget établi avec une volonté globale au sein des services de l’entreprise et une PME ou ETI du B2B qui souhaite récolter des données pour les analyser et communiquer plus précisément, les 2 notions sont complètement différentes. Les plateformes d’optimisation digitale cross-canaux, comme Banana Content, qui récoltent, stockent et analysent les données, permettent à ces sociétés de profiter d’outils de DMP globalisés et accessibles à tous. Il y a plusieurs niveaux de DMP possibles, le choix se fera en fonction de la taille, des objectifs et du marché des entreprises ».
 
Mais une chose est certaine, quelque soit leur taille, toutes investissent ce champ. « À partir de l’instant où une entreprise génère de la data, et les entreprises de toutes tailles en génèrent de plus en plus, la DMP devient un outil indispensable, analyse Didier Farge. Attention cependant à un élément prépondérant : le coût associé à cette technologie est élevé, que ce soit en licence ou en expertise humaine. Je dirai donc que oui, la DMP est adaptée à toutes les entreprises mais que le jeu financier n’en vaut pas toujours la chandelle ».
 
Et Frédéric Buron de rappeler l’urgence, « la transformation digitale et la versatilité des consommateurs font de la donnée le principal relais de croissance pour les entreprises. Mais pour cela, il faut avoir confiance en ces datas : l’entreprise doit s’organiser autour de la donnée avant de pouvoir être centrée sur ses clients. C’est ici que la DMP apporte toute sa valeur. Au-delà de l’effet de mode et avant de se lancer dans l’acquisition d’une DMP, les entreprises doivent donc se poser les bonnes questions : pour quelles raisons voulons-nous déployer une DMP ? Pour quels usages ?  Quelles sont nos sources de données internes & externes ? Quels bénéfices pour nos clients ? 
Un projet DMP doit être un projet d’entreprise car sa maîtrise et son exploitation exigent organisation, collaboration interservices, temps, ressources humaines et financières. Dès lors que ce projet s’inscrit dans une stratégie globale et qu’il mobilise toutes les strates de l’entreprise, la DMP est adaptée à tout type de sociétés ».
 
Pouvez-vous nous donner quelques exemples concrets de la DMP ?
« Une DMP est susceptible de répondre à de nombreux enjeux stratégiques. Les possibilités sont quasi-illimitées : personnalisation et adaptation des messages marketing, développement up-selling, optimisation des campagnes de display, gestion des stocks, ciblage géolocalisé, …, explique Frédéric Buron. 
Prenons l’exemple d’une société qui souhaite optimiser ses campagnes médias avec un objectif de retour sur investissement. Grâce à une DMP, elle va pouvoir gérer efficacement ses campagnes d’acquisition. En synchronisant les données de son CRM et les données comportementales de ses visiteurs sur la DMP, elle segmente sa base de données et crée des audiences ciblées en vue d’améliorer l’efficacité de ses campagnes.
 
Une autre société veut pouvoir anticiper ses ventes afin d’optimiser son stock. Avec sa DMP, elle va pouvoir agréger différentes sources de données (historiques des ventes, navigations et recherches online, …) et ainsi anticiper les produits et volumes nécessaires pour approvisionner sa plateforme logistique et ses points de vente.
 
Un autre exemple, dont nos clients EmailStrategie sont friands, est le développement des ventes avec des campagnes multicanales de cross-selling. L’objectif : augmenter son chiffre d’affaires et mieux maîtriser les coûts d’acquisition client. La DMP va synchroniser et analyser une multitude de données digitales (derniers achats, pages consultées, statistiques d’utilisation de tel ou tel service, support client, …). A partir de ces analyses, l’entreprise va communiquer, via un canal privilégié, un message (Email, SMS, Chat, …) au consommateur de manière à l’inciter à découvrir d’autres produits ou services en phase avec ses centres d’intérêts ».
 
« Dans le cadre des activités de Conexance qui offre aux marques différentes typologies de data pour prospecter, fidéliser ou qualifier des profils auprès d’agence media, la DMP se veut orientée 3rd party et ultra connectée aux plateformes d’achat programmatique, indique Didier Farge. Un autre exemple est celui d’Eulerian qui se veut orienté 1st party, donc adressée aux annonceurs et qui mélange savamment analytics, CRM et multicanal.
Le sujet est large, souvent mal compris et d'ailleurs nous avons initié au SNCD un atelier dédié à la connaissance et aux usages des DMP. Cet atelier est mené par Bruno Florence et Conexance y participe en tant qu'acteur ».
 
La DMP permet par une concaténation de données, une vision 360° degrés du client. Jusqu’où faut-il aller pour ne pas trop s’immiscer dans sa vie au point de le perdre ? 
 
« Comme nous l’avons vu, la Data Management Platform permet de croiser toutes les données récoltées en silos de sources hétérogènes, online, offline, media, CRM… et de les consolider pour avoir une vision à 360° du client, explique Marion Villand. Ensuite, ces informations récoltées sont analysées grâce à des algorithmes afin de prédire les comportements futurs des prospects et clients, pour permettre une segmentation plus précise des individus. 
Les marketeurs peuvent ainsi déclencher des campagnes marketing efficaces, à des fréquences adaptées automatiquement à chaque individu pour ne plus avoir d’effet négatif sur l’image de l’entreprise.
Cependant au-delà du sujet d’actualité, les études sur l’impact sur le client restent très rares et il est assez difficile d’en savoir plus. Il y a peu de retour à ce stade sur l’installation de DMP. 
 
Attention cependant au sentiment de harcèlement que pourra ressentir l’internaute comme nous l’avons tous vécu avec les bannières et contenus omniprésents sur les sites marchands. Même si cette évolution technologique permettra à terme une communication mieux ciblée, il faudra aussi réussir à l’utiliser à bon escient avec des contenus et des fréquences adaptées.
En effet, il n’y a pas que l’individu et la fréquence d’envoi qui comptent, il y a aussi la qualité du contenu. Face à la prolifération des contenus de faible valeur et la multiplication des canaux digitaux, le contenu de valeur sera l’axe de différenciation de nombreuses entreprises. Et même dans le cas où le contenu produit est un contenu de qualité, comment peut-on savoir si ce contenu intéresse réellement un client ou un prospect. Si la segmentation est précise, la fréquence correcte mais que le contenu n’est pas bon ou adapté, la relation client en sera altérée. Quelle est la pertinence du contenu créé par l’annonceur ? C’est à cet objectif majeur que Banana Content veut apporter une solution : le bon contenu, à la bonne personne, au bon moment, via le bon canal. »
 
Traiter les données nécessite aussi et surtout d’en respecter les règles. Ainsi Frédéric Buron explique : « Que vous récoltiez des données en first party (données récoltées par votre entreprise), en second party (via des partenaires) ou bien en third party (données achetées à un tiers), il faut tout d’abord vous assurez de la légalité de cette exploitation. 
En B2C, la loi « informatique et libertés » rappelle qu’il est indispensable que les personnes soient informées et aient acceptées que leurs données soient exploitées et collectées (opt-in voire double opt-in, cookies de tracking, informations collectées légalement par les prestataires third-party, …). En B2B, les règles sont plus souples : la collecte des données ne nécessite pas d’avoir un accord. Dans tous les cas, il faut être transparent dans votre approche et donner la possibilité à tous vos contacts, prospects et clients, de modifier ou supprimer les données que vous avez agrégées sur lui.
 
Afin de profiter un maximum de la vision 360° de vos clients qu’offre votre DMP, différentes étapes sont ensuite à respecter :
- Définissez des cas d’usages et segmentez votre base de données.
- Utilisez le meilleur canal de communication en fonction des comportements et préférences de votre client mais aussi en fonction de son parcours client.
- Personnalisez le contenu de vos messages en fonction des intérêts et des besoins du destinataire sans être trop intrusif.
- Maîtrisez la pression marketing que vous opérez dans vos campagnes.
- Testez & éprouvez vos segments et vos campagnes.
 
L’essentiel, pour ne pas s’immiscer dans la vie du client au point de le perdre, est d’arriver à le comprendre tout en le respectant : message, incentive, nombre de sollicitations doivent être adaptés à chacun ».
 
Et puis, « il est nécessaire de trouver le bon équilibre au risque de briser une relation de confiance et d’affection forte. La limite entre conversation et intrusion est difficile à définir, indique Didier Farge. Chaque marque doit ajuster le curseur en fonction de la nature des relations qu’elle entretient avec son client. Par exemple, une marque premium s’adresse à ses clients de manière très précise et orientée car c’est ce qu’attend sa clientèle. Une marque de grande consommation se doit de rester plus légère dans ses échanges tout en cherchant à cibler ses messages. »
 
Selon vous, comment la DMP peut et va évoluer ? 
« Les possibilités de la DMP sont presque infinies et permettront d’en finir un jour avec le marketing de masse, analyse Marion Villand. Plus les DMP se démocratiseront, plus nous irons dans ce sens. C’est un peu la possibilité d’une « communication responsable » qui s’adresse aux entreprises et à nous en tant que consommateurs ». Et puis, elles devraient « s’ouvrir aux clients finaux en leur permettant de définir quel niveau de data ils souhaitent donner aux marques et quelle contrepartie et avec quel niveau de sollicitation, poursuit Didier Farge. La DMP permettra à terme de gérer le niveau de permission que le client accorde à sa marque. Aujourd’hui c’est très unilatéral. La DMP collecte au service de l’annonceur mais n’échange pas avec le client final, c’est dommage ! »
 
Le chemin à parcourir est encore long. Pour Frédéric Buron : « les marques doivent déjà dépasser les seuls effets de mode de la DMP et bien définir les objectifs qu’elles souhaitent atteindre et mesurer grâce à cet outil. Il faut que le marché de la DMP, avant même d’évoluer, gagne en maturité en termes d’adoption et de maîtrise.
Les DMP doivent pouvoir assurer une qualité des données exploitées. Aujourd’hui encore, peu d’entreprises font confiance en la qualité de leurs données internes et externes. Les prestataires des DMP se doivent d’apporter une réponse sur ce sujet afin de lever ce frein à l’adoption. 
Pour aider les entreprises à maîtriser leur outil, il faut leur inculquer un état d’esprit Test & Learn. Elles doivent travailler sur des échantillons pour mettre à l’épreuve un scénario avant de l’appliquer à tout un segment. Les entreprises doivent se fixer des objectifs raisonnables, définir un périmètre de cas d’usages et avancer au fur et à mesure des campagnes.
 
Dans tous les cas, les Data Management Platforms doivent se développer en fonction des évolutions du marché du Marketing Digital et de la Big Data. Chatbots et objets connectés sont autant de nouvelles sources de données à exploiter mais aussi de nouveaux canaux de communication à utiliser ».
 
Quelle sont vos dernières actualités ?
BANANA CONTENT : Nous venons d’éditer une V2 avec un parcours utilisateur simplifié depuis janvier 2017. Nous venons également de lancer la fonctionnalité de newsletter automatique. Enfin nous serons présents au Salon E Marketing les 18, 19 et 20 avril prochains.
 
CONEXANCE vient de lancer de nouvelles offres de ciblage, des offres "standing" permettant de cibler les donateurs hauts revenus, des offres destinées à créer du trafic aux points de vente par l'analyse et la prédiction du comportement d'achat en zone de chalandise. Enfin, elle a également sortie une offre en partenariat avec Kantar Média permettant de détecter les utilisateurs de Telco et notamment ceux qui se posent des questions sur leur opérateur.
A noter également le lancement d'une offre de retail permettant en partenariat avec Kantar de cibler les clients par zone de chalandise et par enseigne. Enfin, l’entreprise est en fort développement avec l'arrivée de nouveaux commerciaux et permet d'effectuer des ciblages en France, Grande-Bretagne , Allemagne, et États-Unis.
 
DATA COMPANY : Nous développons Profilia sur différents sujets : Notre réseau d’éditeurs Partenaires afin de garantir des volumes et de la profondeur d’information qualitative, notre réseau indirect afin de démultiplier la monétisation, et enfin notre écosystème de partenaires technologiques pour anticiper les besoins des marketeurs et créer de nouvelles offres packagées. 
En résumé, notre croissance est liée à nos alliances et surtout à la satisfaction de nos clients.
 
EMAILSTRATEGIE : En ce début d’année 2017, nous avons fait évoluer notre plateforme wewmanager sur le Cloud : plus rapide et épurée, elle respecte les derniers standards en matière de technologies et est parfaitement mobile-friendly. Lifting des applications, pilotage en temps réel des opérations de routages et de délivrabilité, statistiques et affinage des segmentations par comportements et surtout par centres d’intérêts. La solution EmailStrategie s’est adaptée aux exigences de nos clients et du marché.  Emailstragie sera présente au Salon E-Marketing 2017 les 18, 19 et 20 avril prochain sur le stand C15. L’occasion d’échanger ensemble sur vos projets DMP & Digital Marketing et vos objectifs.
 
Présentation des entreprises
EmailStrategie
Fondée en 2001, EmailStrategie est un acteur majeur dans le domaine de l’email & SMS Marketing évoluant dans l’environnement Business Intelligence & Data Management. Nous proposons à ce titre un large panel de solutions Digital Marketing disponibles sur wewmanager : une plateforme intuitive permettant aux marketeurs de travailler très simplement leurs bases de données et de programmer des campagnes multicanales (emails, SMS, etc.). 
EmailStrategie accompagne également ses clients sur des projets de Business Intelligence et de Transformation Digitale, des marchés grandissants qui présentent aujourd’hui de nombreuses opportunités pour les marques et entreprises.
 
Banana Content
Banana Content est plateforme SaaS d’optimisation de la communication digitale spécialement conçue pour les sociétés du B2B et B2B2X.  C’est une toute nouvelle approche pour créer du contenu, le diffuser très facilement sur les canaux digitaux (réseaux sociaux, emailings, newsletters automatiques, mise à jour de site web, widgets…), le partager avec l’écosystème de l’entreprise et analyser la performance globale du contenu indépendamment des canaux de diffusion.
Le Content Performance Management (CPM) offre la possibilité de créer et de diffuser des contenus pertinents et stratégiques, caractérisés tant par les besoins de l’entreprise que par les besoins des clients, des prospects, des équipes et de l’environnement au sens large. 
 
Conexance
Conexance est une entreprise de Data , analytic et technologie. Créé il y a dix ans Conexance permet aux annonceurs d'améliorer leurs performances en matière de ciblage de  prospects, de réactiver ses clients inactifs et de segmenter son propre CRM.
Conexance a développé une approche originale utilisant des programmes de bases de données mutualisées comportementales, de machine learning permettant de prédire le comportement d'achat et l'accès aux informations postales e-mail mobiles et digitales grâce à l'utilisation de sa propre DMP.
Conexance travaille avec les enseignes du retail, vente à distance, Presse, Caritatif, automobile, banque, assurance et également les FMCG à travers les principales agences Média.
L'entreprise classée en 2014 dans les 100 entreprises d'avenir a rejoint en 2016 le groupe WPP.
 
Data Company
Depuis 2009, Data Company commercialise Profilia, une base de données mutualisées dédiée à la prospection, la fidélisation et l'enrichissement pour les grands acteurs de la communication directe B to C, qui compte parmi les leaders du marché Français avec plus de 31 millions d'individus. En complément de points de contacts ( postal, mail et téléphone), la richesse des données disponibles (comportementales et transactionnelles) permet des ciblages fins et pertinents et alimente une offre de scoring inédite.
Plus de 500 clients utilisent Profilia : Associations, Agences, Assurances, Automobile, Presse, Edition, Immobilier, Banque, Sondage, Distribution, Santé-beauté, Textiles, Service à la personne, e-commerce, VPC, ...